La réduction d'impôt Scellier en 2011: Où en est on ?
On sait qu’au même titre que huit autres avantages fiscaux appliqués aux investissements immobiliers, la réduction d’impôt au titre des investissements locatifs réalisés dans le cadre du dispositif Scellier fait l’objet elle aussi du fameux "coup de rabot" de 10 %.
Cette mesure de réduction de 10 % sur certaines niches fiscales, issue de la loi de finances pour 2011 (art. 105), ne produit pas d’effet rétroactif : elle s’applique à compter de l’imposition des revenus de 2011 et pour les dépenses payées à compter du 1er janvier 2011.
Ainsi, pour un investissement Scellier réalisé en 2010 (acte authentique signé), le contribuable bénéficiera du taux de 25 % prévu initialement même si le logement ne lui est livré, pour être loué, qu’en 2011.
Le taux de réduction d’impôt Scellier fixé à 25 % pour les investissements réalisés en 2009 et 2010, devait en principe être ramené à 15 % pour ceux réalisés en 2011, à l’exception des logements BBC pour lesquels le taux de réduction devait être maintenu à 25 %. Pour les investissements réalisés en 2011, du fait du coup de rabot, ces montants sont portés respectivement à 13 % pour les logements non BBC et à 22 % pour ceux répondant aux normes BBC(1).
Des mesures transitoires :
Loi de finances pour 2011 et loi de finances rectificative pour 2010 aménagent des dispositions transitoires pour ne pas porter atteinte aux engagements d’investissement en cours au moment de la promulgation de la loi de finances pour 2011.
- le taux de 25 % applicable aux logements non BBC acquis en principe jusqu’au 31 décembre 2010 est maintenu pour les logements pour lesquels un contrat de réservation a été signé et enregistré devant notaire ou au service des impôts au plus tard le 31 décembre 2010 et pour lesquels l’acte authentique de vente est signé au plus tard le 31 janvier 2011. En revanche, dans ce cas particulier, si l’acquisition a porté sur un logement BBC, la majoration de 10 % ne s’applique pas ;
- les taux de 15 % (logements non BBC) ou de 25 % (logements BBC) applicables aux investissements réalisés en 2011 sont maintenus, sans être rabotés de 10 %, lorsque le contrat de réservation a été signé et enregistré devant notaire ou au service des impôts au plus tard le 31 décembre 2010 et que l’acte authentique est signé au plus tard le 30 mars 2011.
En revanche, pour un contrat de réservation enregistré comme indiqué ci-avant au plus tard le 31 décembre 2010 et pour lequel l’acte authentique est constaté à partir du 31 mars 2011, les taux réduits de 10 % s’appliquent, soit 13 % pour un logement non BBC et 22 % pour un logement BBC.
En visant les seuls contrats de réservation, le législateur semble avoir voulu limiter l’avantage de ces mesures transitoires aux seuls logements acquis neufs dans le cadre d’une vente d’immeuble à construire… Souhaitons qu’une instruction fiscale nous éclaire rapidement sur la réalité de cette volonté !
(1) La réduction de 10 % s’applique en multipliant le taux de réduction par 0,9. Le résultat est ensuite arrondi à l’unité inférieure. Ainsi 15 % x 0,9 = 13,5 % arrondi à 13 %.
Diagnostic assainissement
Depuis le 1er janvier 2011, le vendeur de tout ou partie d'un immeuble d'habitation non raccordé au réseau public de collecte des eaux usées a l'obligation d'annexer au contrat de vente le document résultant du contrôle de son installation d'assainissement non collectif (diagnostic ANC), qui doit être joint au dossier de diagnostic technique (art. L 271-4 à L 271-5 du code de la construction et de l'habitation et L 1331-1-1 du code de la santé publique).
Lorsque l'immeuble est raccordé au réseau public des eaux usées, le vendeur déclare l'état de ce raccordement en le justifiant au moyen d'un certificat attestant du contrôle de ce raccordement, pour autant que la commune ait imposé ce contrôle préalable à toute vente. En l'absence d'obligation en ce sens, l'information de l'acquéreur (contrôle du raccordement et conclusions ou non) résulte alors du devoir général d'information du vendeur comme du devoir de diligence et de conseil de l'agent immobilier, sous peine de mise en cause de sa responsabilité en cas de contentieux.
En pratique, vous êtes nombreux à rencontrer des difficultés lors de la rédaction de vos avant-contrats.
Afin de renforcer notre action conduite devant les pouvoirs publics, nous recensons ces difficultés pratiques auxquelles vous êtes quotidiennement confrontés. A cet effet, nous vous remercions de retourner ce questionnaire à votre président de Chambre départementale FNAIM qui nous le transmettra ou de l'adresser au service juridique de la FNAIM jusqu'au 31 mai 2011.